
Quelle montagne dois-tu gravir ?
Il y a des montagnes que nous n’avons pas choisies : une épreuve, une difficulté familiale, une situation qui semble bloquée. D’autres correspondent à une étape de notre marche avec Dieu : pardonner, abandonner une habitude, accepter une responsabilité ou répondre à son appel.
Devant leur hauteur, nous pouvons nous demander : « Comment vais-je y arriver ? » Le psalmiste nous invite à regarder au-delà de l’obstacle :
« Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours ? Le secours me vient de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre. »
Psaume 121/1-2
Dans la Bible, la montagne est aussi un lieu de rencontre avec Dieu. Il ne fait pas toujours disparaître la difficulté, mais il nous apprend à avancer avec lui.
La montagne de la promesse : continuer à croire
À 85 ans, Caleb demande à Josué : « Donne-moi donc cette montagne » (Josué 14/12). Quarante-cinq années se sont écoulées depuis la promesse de Dieu. Les géants et les villes fortifiées sont toujours là, mais Caleb demeure confiant.
Son exemple nous rappelle que le temps n’annule pas la fidélité de Dieu. L’attente peut nous fatiguer et faire naître le doute. Pourtant, ce que Dieu a réellement promis reste digne de confiance. Il ne s’agit pas de transformer nos désirs personnels en promesses divines, mais de nous appuyer sur sa Parole.
Caleb ne nie pas les obstacles : il les voit, mais il compte sur Dieu pour les affronter. La foi ne consiste pas à prétendre que tout va bien ; elle reconnaît que notre difficulté ne dépasse pas la puissance de notre Seigneur.
Cette confiance appelle aussi une réponse personnelle. D’autres peuvent nous soutenir et prier avec nous, mais personne ne peut croire, pardonner ou obéir à notre place.
La montagne de l’abandon : remettre sa volonté à Dieu
À Gethsémané, au mont des Oliviers, Jésus traverse une profonde angoisse. Il prie :
« Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. »
Marc 14.36
Certaines montagnes se trouvent au plus profond de nous : notre besoin de tout maîtriser, une rancune, un projet auquel nous refusons de renoncer.
Nous demandons souvent à Dieu de changer les circonstances. Dans la prière, il nous conduit aussi à lui ouvrir notre cœur et à chercher sa volonté. Nous pouvons lui confier nos peurs, nos désirs et nos incompréhensions, puis apprendre à dire : « Seigneur, je ne comprends pas tout, mais je te fais confiance. »
Certaines victoires commencent à genoux, lorsque nous remettons entre ses mains ce que nous ne parvenons plus à porter.
La montagne du salut : regarder à Jésus
Avant de considérer les montagnes que nous devons gravir, regardons au Calvaire, où Jésus a donné sa vie pour nous.
Notre secours le plus profond ne repose pas sur notre courage, nos performances ou notre capacité à tout surmonter. Il repose sur Jésus-Christ et sur ce qu’il a accompli à la croix.
Dans Jean 3/14-15, Jésus annonce qu’il doit être élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. Face à la culpabilité, au poids du passé ou au sentiment d’être indigne, nous sommes invités à regarder à lui.
Le salut ne se gagne pas par nos efforts : il se reçoit par la foi en Jésus. C’est sur cette grâce que nous pouvons nous appuyer pour reprendre la marche.
La montagne de la provision : avancer dans la confiance
Dans Genèse 22, Abraham monte avec Isaac sans connaître encore l’issue de l’épreuve. À son fils qui l’interroge, il répond : « Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau » (Genèse 22/8).
Dieu arrête le geste d’Abraham, puis celui-ci découvre un bélier qui sera offert à la place d’Isaac. Il donne alors à ce lieu le nom de Jéhovah-Jiré, associé à cette déclaration : « À la montagne de l’Éternel il sera pourvu » (Genèse 22.14).
Nous aimerions souvent connaître toute la route avant de faire le premier pas. Abraham nous apprend à faire confiance à Dieu sans avoir toutes les réponses. Cela ne signifie pas que Dieu répondra toujours selon nos scénarios, mais que nous pouvons lui confier nos besoins et nous appuyer sur sa fidélité.
Quelle est ta montagne aujourd’hui ?
Une attente qui dure ? Un abandon difficile ? Le besoin de recevoir le pardon de Dieu ? Une situation dont tu ne vois pas l’issue ?
Quelle que soit cette montagne, tourne tes regards vers le Seigneur. Tu peux lui confier ce qui te dépasse et lui demander la force d’accomplir le prochain pas.
Ne mesure pas Dieu à la taille de ta montagne. Regarde ta montagne à la lumière de la grandeur de ton Dieu.
Relève la tête, lève les yeux et reprends la marche avec lui. S’il t’appelle à avancer, il ne te laissera pas seul.